Le contexte

En absence ou par le déni des plans-directeurs et de loi-cadre, le littoral et les plages sont sujets à une exploitation irrespectueuse, voire une surexploitation dans la mesure où elles forment la principale ressource de l’Ile Maurice sur plusieurs plans.

Pour ses 1,300,000 habitants sur 1,865 Km², le littoral représente :
– une ressource vivrière par la pêche,
– les principaux espaces de loisirs,
– une identité culturelle,
– la principale ressource de l’industrie touristique.

Ressource vivrière

Le lagon mauricien génère des revenus à de nombreuses familles vivant directement ou indirectement de la pêche artisanale. Avec l’acidification, la pollution directe par effluents, le réchauffement de la mer, le trafic de bateaux de plaisance et la surpêche entre autres, la qualité des lagons est très dégradée, entraînant le blanchiment et l’asphyxie des espèces coralliennes et par conséquent de l’ensemble de la faune comme de la flore marine.

Espaces conviviaux de loisirs

L’Ile Maurice compte relativement très peu d’espaces de loisirs naturels accessibles au grand public. Avec seulement deux parcs nationaux officiels totalisant 7,000 hectares, auxquels s’ajoutent les crêtes de montagnes souvent difficiles d’accès et les étroites réserves fluviales, cette problématique se retrouve pourtant au niveau du littoral et surtout des plages publiques. Pour cause, les 322 Kms linéaires du littoral mauricien sont réparties comme suit :
– 90 Kms sont occupés par des hôtels ou développements à vocation touristique,
– 60 Kms occupées par des résidences ou à défaut sont privatisés.
– Seuls 48 Kms, soit environ 14 % du total sont officiellement accessibles au public sous le statut de « plages publiques » dont, dans certains cas l’aspect « plage » reste à être démontré.

L’Ile Maurice compte aussi 49 îlots dont 11 sont privatisées, 7 sont des réserves naturelle et 8 des parcs nationaux.

Il est à noter que la grande majorité des propriétés du littoral sont des terres de l’état louées à bail sous la catégorisation de « Pas Géométriques ».

Identité culturelle

La mer et la limite de celle-ci est l’élément culturel que partagent tous les Mauriciens par le fait qu’appart ceux qui s’y sont installés à l’ère de l’aviation, les ancêtres de tous les Mauriciens ont dû, de gré ou de force, traverser l’espace océanique tant redouté. De plus, à l’abolition, les ex-esclaves s’installèrent sur le littoral, qui devint pour eux et leurs descendants une symbolique de liberté ne serait-ce que par une quasi-autonomie alimentaire. Ils furent suivis par les colons auxquels les gouvernants ont proposé des concessions (sous forme de baux) dans le but d’y introduire un embryon de chaîne socio-économique. De nos jours la plage est le principal loisir gratuit pour la population de plus en plus nombreuse.

Ressource touristique

C’est aujourd’hui l’importance et la valeur principale et quantifiable du littoral mauricien. Avec un discours promotionnel presque exclusivement axé « Sea Sand & Sun », l’Ile Maurice joue son va tout sur la beauté de ses paysages côtiers. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
– 1,400,000 arrivées annuelles (environ 2018 – 2019).
– 1,550,000,000 € de revenus
– 6 % du PIB
– 114 hôtels dont 95 directement sur le front de mer. Une dizaine supplémentaires en projet.
– À ajouter à cela environ un millier de villas et bungalows ainsi que des complexes d’appartements à 2 ou 3 niveaux à des fins de locations saisonnières.

a
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipisicing

Aide

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipisicing elit sed do eiusmod tempor