Depuis 2018, un certain projet d’hôtel au lieu dit Beau Champ sur la côte sud de l’Ile Maurice fait sourciller. Il a fait l’objet de plusieurs correspondances aux ministères ainsi que d’une affaire en cour de justice. Il s’agit en fait d’un cas école démontrant comment les promoteurs utilisent les lacunes et faiblesses de la législation et de la juridiction pour obtenir des permis pour des projets d’hôtels ou fonciers qui s’avèrent écocides.

Le projet initial d’un hôtel de 33 chambres situe celui-ci sur ou à proximité immédiate de deux marécages côtiers répertoriés Zones Environnementalement sensibles (ESA), dans le relevé national datant de 2009. Ce rapport avait débouché sur une proposition de projet de loi (ESA Bill) qui depuis attend d’être considérée et proposée.

La première question qui mérite d’être posée est comment se fait-il que le Environment Impact Assessment (EIA) ait été approuvé par les autorités alors que l’hôtel se trouve à proximité directe de l’ESA No. 84 et sur l’ESA No. 85, sans compter un réseau complexe d’aquifères de surface et souterrains. De plus, en scrutant le EIA du projet on se rend compte que le mot lagon n’y figure pratiquement pas alors que celui-ci se trouve à quelques dizaines de mètres seulement des bâtiments proposés par le projet.

Un autre aspect soulevé est comment les promoteurs évitent les procédures EIA en scindant des projets en plusieurs petits projets qui de par leurs tailles sont exonérés de certificat EIA. Dans ce cas précis, le promoteur a d’abord annoncé un projet d’hôtel de 33 chambres, et dès que les permis étaient en bonne voie, annonce un projet voisin comptant 44 villas et un centre de bien-être.

Autre question : comment se fait-il que le projet de villas ait pu être exonéré d’EIA malgré sa taille vu que l’annexe cinq de l’Environment Protection Act (la loi pour la protection de l’environnement) mentionne clairement que les licences EIA sont obligatoires pour tous projets situés dans une Zone Environnementalement Sensible (ESA), telles des zones de captage d’eau, des zones inondées des marécages, des pentes et les îlots.

Il se pourrait que d’autres projets se greffent à ceux-ci, permettant au promoteur de lancer un projet d’envergure en bord de mer et dans une zone sensible, avec pour seul dossier technique, une demande de certificat pour un projet de petit hôtel de 33 chambres.

Un procès (en cours) intenté par AKNL contre ce projet a aussi démontré comment le judiciaire arrive à tirer partie des failles et lacunes de l’Environment Protection Act et ainsi empêcher le Tribunal de l’environnement (ELAT) de remplir pleinement son rôle.

mru2025 a pour but de faire rectifier ces lacunes par le biais de participations à des ateliers, de par une correspondance régulière aux ministres et par la vulgarisation de la question en informant les citoyens à propos de leurs droits environnementaux, donc fondamentaux selon les traités internationaux comme les différents projets de lois locaux.

Nous proposons aussi que ces lieux deviennent un sanctuaire de zones sensibles. Cette région formerait partie de projet de géoparc côtier que nous proposons à toutes les parties-prenantes comme une solution de développement durable alternatif à celui de développement foncier ou de l’hôtellerie classique.

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